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Type : Conte Auteure : Lalatiana Rakotomamonjy Date de creation : 2001 Bouli est un petit bonhomme tout rond qui habite dans une jolie maison faite de jolies boules qui scintillent dans la nuit (ndlr : elles ressemblent aux fameuses boules de cristal de Dragon Ball). Les murs sont faits avec des boules de toutes les couleurs, le toit, la porte, la poignée de la porte, la cheminée, et même son lit.
La maison de Bouli est donc très particulière, elle est faite de boules de toutes les couleurs qui s’illuminent dans la nuit.
Un soir, alors qu’il était tranquillement chez lui dans son lit, Bouli a une drôle de sensation. Il se lève alors et regarde par la fenêtre. Ô stupeur, il fait tout noir dehors. Il sort de sa maison et constate avec horreur qu’il ne fait pas tout noir comme une nuit profonde, mais qu’en fait, il fait plutôt gris : les arbres, les rues, le ciel, les champs, la forêt… Tout est gris. Un gris moche, triste. Comme un soir d’hiver où le paysage serait couvert de neige, mais le décor n’est pas pur et féerique, mais morne et mélancolique. Calmement, sans paniquer, Bouli retourne dans sa maison. Étrangement, elle a gardé ses couleurs lumineuses et fluorescentes. Il se dirige dans sa chambre, vers sa vieille mallette. Il l’ouvre et en ressort un sac à dos des plus banals, un peu usé. Tranquillement, il met des vêtements pour sortir, mets le sac à dos qui semble bien rempli, et quitte sa maison. On le voit s’éloigner de sa maison, le long de la route, son ombre n’est plus qu’un petit point au loin. Après quelques marches, on retrouve Bouli commençant à désespérer un tantinet. On le voit effectivement arriver dans un village, aucune trace d’âme vivante. Puis un autre village, même scénario. Puis un autre village, même punition. Un autre petit village. Le tout est silencieux, on n’entend pas âme qui vive, les rues sont mortes, aucun bruit, aucune vie, aucune lueur. Bouli passe d’une maison à une autre en regardant par la fenêtre. Personne. Maison suivante. Personne. Suivante. Personne. À un moment donné, il s’arrête devant une porte close. Il s’installe sur le porche, et dépose son sac à dos. On distingue alors petit à petit ce qu’il y a dedans : des boules, rien que des boules. A peine a-t-il ouvert son sac que l’on voit quelques lumières fluorescentes s’en échapper. Bouli attrape une boule. Une orange. Il tape à la porte de la maison, qui s’entre ouvre. Il lance alors discrètement sa boule dans la maison, reprend son sac à dos et sa route. On remarque que dans la maison où il vient de lancer la boule, une espèce de lumière jaillit de la fenêtre et pouf ! on entend quelques voix, du bruit, et surtout, de la lumière vive. Sans se décourager, Bouli reprend une autre boule dans son sac. Verte cette fois-ci. Il la jette dans une maison en entrouvrant la fenêtre. De nouveau, des voix, des couleurs, alors que Bouli s’éloigne de la maison. On voit Bouli recommencer ainsi de suite. Des bleues, des roses, des jaunes, des violettes. Il en met partout, et partout, la lumière se fait. Alors qu’il s’éloigne du village, on entend derrière lui des cris, des cris de joie, des larmes, des larmes de joie, plein de voix, des voix d’enfants. Bouli continue sa route et s’éloigne du village. Il ne semble pas rentrer chez lui. Finalement, on le voit atteindre une colline pas loin du village. Il se met à contempler au loin le village. Et comme sur un sapin de Noël, on voit scintiller quelques lumières par-ci par là à travers les maisons. Bouli ne semble toujours pas déterminé à rentrer chez lui. Alors installé en haut de cette colline, il repose son sac par terre et y cherche la dernière et ultime boule qui lui reste. Une boule de toutes les couleurs, grande comme les rêves d’un enfant, inimaginable comme les rêves d’un enfant. Fermement, il la prend dans sa main droite. Tendant son bras et prenant son élan, il lance la dernière boule très très haut vers le ciel. Il s’assied alors et regarde émerveillé le spectacle qui s’offre à lui : la boule, atteignant alors son point culminant explose en plein ciel pour lâcher une féerie de couleur. Tel un feu d’artifice d’une fête nationale… de deux fêtes nationales… de PLUSIEURS FETES NATIONALES ! … la boule éclate en milliers de morceaux et éclabousse le paysage de toutes ses couleurs. Comme ce nouveau jour, Bouli se lève, fier de lui, tout souriant, et rentre chez lui, l’air ahuri, hébété, mais ravi.
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